Monsieur Chopin- II

Publié le par la marquise de Carabas

Nous avons abandonné Chopin alors qu'il quittait son pays natal, la Pologne...


Le voilà donc parti s'installer à Vienne durant 8 mois où il est chaleureusement accueilli. Un facteur de piano, Graf, lui met à disposition un piano et le compositeur le plus reconnu de Vienne, Hummel, lui rend visite.  Durant cette préiode, Chopin et son éditeur ont quelques soucis de relations.... ils ne s'entendent pas sur la valeur des partitions.... De plus, les difficultés financières commencent et poussent Chopin à quitter l'Autriche, le public passionné par les valses de Strauss  n'accroche guère à son concerto pour piano...




CONCERTO EN MI MINEUR F CHOPIN
envoyé par homeclassique. -

Pendant ce temps, l'insurrection de Varsovie a lieu, suivie de la répression sanglante de l'armée russe. Cela boulverse Chopin qui se trouve à Stutgart à cette époque, il s'inquiète pour sa famille. Il pense rentrer mais ses parents l'en dissuadent, sa mission est ailleurs que dans les armes, il doit servir sa patrie autrement. Deux pièces datent de cette époque, Scherzo et Etudes opus 10 appelée "révolutionnaire"




Il quitte donc Vienne en 1831 pour se rendre à Paris en passant par Londres... en raison d'une étourderie administrative....la police viennoise avait égaré son passeport et l'ambassade de Russie refusé le visa pour Paris! Pratique...


Une nouvelle vie commence pour lui. Il s'installe définitivement dans la capitale sensible à la cause polonaise et cotoie des compatriotes exilés, découvre l'opéra italien et la richesse culturelle parisienne. Il y rencontre Franz Liszt, Herz, Mendelssohn....et s'introduit dans l'univers des pianistes parisiens. Jouant devant un grand maître, Kalkbrenner, celui ci le complimente mais dénote un manque de méthode, lui propose de devenir son élève, ce que Chopin refuse, non par orgueil mais avoir pris avis auprès de son premier maître Elsner qui lui déconseille de copier qui que se soit afin de garder sa personalité, mais de s'ouvrir à l'opéra, ce que Chopin ne fera pas particulièrement.



Kalkbrenner  lui organise tout de même son premier concert parisien qui eut lieu dans les salons Pleyel en 1832, accompagné d'autres pianistes... une marche polonaise pour 6 pianos étaient prévue! Chopin trouve tout de même que c'est une folle idée. Le concert est un succès et Chopn devient un professeur recherché dans les milieux aristocratiques parisiens. De plus, il fit partit de la société littéraire polonaise dès 1833. Il se démarque toujours autant de la Russie, refusant sa loyauté au tsar, les invitations à l'ambassade de russie...il devient officièlement immigré politique et ne revera plus son pays.

Paris soutient les exilés polonais et des manifestants se retrouvent régulièrement sous le balcon d'un général italien, chef de l'insurrection polonaise.... ce qui fait gonfler de joie le coeur de Chopin. En 1835, il donne un concert de bienfaisance en duo avec iIszt.


En 1833, il publie 5 mazurkasn 3 nocturnes, 12 grandes études dédiées à LIszt, un trio pour piano, violoncelle et violon. Autant l'année suivante.!


1835, célèbre vasle en la bémol majeur opus 69 écrite alors qu'il séjourne dans la famille Wodzinska, famille de grands propriétaires terriens partie à Genève éduquer les enfants pendant la révolution polonaise des années 1830. Chopin aimait cette famille compatriote dont il avait fait la rencontre par le biais des garçons pensionnaires à Varsovie dans le lycée de son père

Cette même année, il retrouve Mendelssohn, qui l'emmène chez Friedrich Wieck : Chopin, outre ce dernier et sa fille Clara, rencontre Schumann.

Puis sa maladie s'aggrave (toux et crachements de sang). Il va jusqu'à rédiger son testament. Mais en décembre, il semble guéri. Cependant ses parents s'inquiètent ; le bruit de sa mort se répand et doit être démenti dans Le Courrier de Varsovie.




1836... à Dresde, où il accompagne la famille Wodzinska, il retrouve  Marie  qui fut une de ses élèves et est agée de dix-neuf ans.

Sa déclaration est acceptée par la famille à la condition secrète qu'il prenne soin de sa santé, ait une vie plus saine sur une période d'essai d'un an avant de le mariage.

Il retourne à Paris profiter de la vie.... sans se soigner et recontre Georges Sand dont il dit d'elle...

« Quelle femme antipathique ! Est-ce vraiment une femme ? Je suis prêt à en douter. »


La famille de Marie Wodzinska reconce à l'union avec Chopin en 1837, considérant la santé de ce dernier vraiment précaire.... il a la tuberculose.Certains pensent aujourd'hui qu'il se serait agi  plutôt de mucovisidose en raison des symptômes.


Cela restera une très grande peine pour Chopin... On retrouvera sur le paquet des lettres de Maria et de sa mère, nouées avec un ruban bleu, ces mots de la main de Chopin : Moja bieda (Mon malheur).


Dans l'année, Chopin décline plusieurs fois l'invitation de George Sand à aller à Nohant.

Il compose la Marche funèbre qu'il intégrera en 1839 dans la Sonate en si bémol mineur et dont nous reparlerons ultérieurement.


à suivre, pour le dernier volet.

(sources citées en fin de cycle)

et un petit clin d'oeil vers le Ciel à Papa qui aurait eu 83 ans aujourd'hui...

Publié dans en clé de sol

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Marie-Bique 24/03/2010 09:30


Aaah, c'était évident : on ne peut pas écrire autant de choses sur Chopin et passer 3,5h/jour devant le petit écran ! Il faudrait créer un club, quoique ça doit exister, non ?


la marquise de Carabas 24/03/2010 10:00


oui, il y a un club des amis de Chopin, j'y puise des renseignements (je mettrai les liens).
Nota, écrire sur Chopin prend beaucoup de temps, ce qui explique que le dernier volet est en retard....car je compulse plusieurs sites pour en extraire différentes informations et faire attention à
ne pas écrire de bêtise.... Je suis contre le copier-coller... et à la base, c'est dans un but personnel que je le fais, pour nourrir ma propre culture...à partager...


Lystig 09/03/2010 23:15


un programme spécial Chopin la semaine prochaine, vu sur le programme tv


la marquise de Carabas 10/03/2010 10:54


zai pas la téloche... ;-)


Leocadie 09/03/2010 10:32


erci pour cette "suite" .


la marquise de Carabas 10/03/2010 10:56


je t'en prie!


Marie-Bique 08/03/2010 23:17


J'avais envie de tenter le disque d'Anne Queffélec "Chopin de l'enfance à je ne sais plus quoi" : le piano c'est un peu divin, il me semble.


la marquise de Carabas 24/03/2010 09:14


oui, c'est complètement mythique!!!


Flâneries chics 08/03/2010 21:36



Une "petite mise à l'honneur" sur mon blog ...vas vite voir.
douce semaine