aMI pOèTe qUi pAss'....

Publié le par la marquise de Carabas

A l’instar de plusieurs régions, et, suivant les directives de l’éducation nationale, les proviseurs de lycées du département s’organisent pour installer dans leurs établissements les "Love-Time" au moment des pauses .


Madame Adournier, proviseur au Lycée Robespierre, nous explique comment, avec les moyens du bord, son lycée peut enfin en proposer à ses 524 élèves.

« Il a fallu réquisitionner une salle de classe et l’aménager en confortables cosy insonorisés. Nous remercions encore les parents de nous avoir aidés à récolter des fonds, en vendant des sex’toys à la sortie du lycée, venus compléter l’aide du conseil général. Cela permettra aux élèves d’avoir des préservatifs gratuits durant toute l'année."

 

Malgré tout, l’aide de l’état ne sera sans doute pas suffisante pour  faire durablement tourner ces "cosy" et l’idée de faire participer les laboratoires a germé.

« Nous allons organiser un grand concours entre les lycées de chaque département, le « labo lib » . Le vainqueur aura la chance d’être sponsorisé par un laboratoire , lequel garantira le fonds de roulement des "Love-Time"du lycée. Nous assurons déjà aux jeunes filles la distribution gratuite et discrète de leurs pilules ou de leur implant, voire de la pilule du lendemain si besoin».

 

Le mobilier heureusement sommaire est constitué de dons de quelques familles et de celui d’un magasin de literie de la commune qui avait quelques matelas d’exposition à céder.

"Tout cela reste dans un esprit « récup » très actuel, note Madame Adournier.L’accès à ses « love-time » est très cadré. Les lycéens ont une carte personnalisée qui enregistre chaque passage, le nom de leur partenaire, la durée d’occupation du cosy. Ainsi, au bout de 24heures d’usage, l’élève sera automatiquement convoqué à l’infirmerie pour un contrôle sanitaire."

 

L’état exige un protocole stricte pour le bien être de l’élève et garantit la confidentialité. Cela nécessite de mettre en place une meilleure organisation au sein de l’établissement, définir les horaires d’accès selon chacun et développer le pôle infirmerie afin de contrôler régulièrement et sérieusement les élèves. Le recours aux femmes de ménage est également à intensifier, cela débouchera sur des offres d'emploi. L’état espère ainsi réduire le nombre d' IST et d’avortements. Il y a dix ans, le ministre de l’éducation de l’époque  Luc Chatel s’était alarmé du recours croissant des jeunes filles à l’avortement et comptait sur le « pass-contraception « pour améliorer la situation, appuyé par Roselyne Bachelot. L'Etat prend très au sérieux l'information et l'éducation sexuelle de la jeunesse de son pays.

 

« Maintenant, nous passons à la vitesse supérieure", ajoute Madame Adournier.

 

Malgré tout, certains parents se montrant profondément hostiles à ces "Love-Time" ont retiré leurs adolescents pour les scolariser dans des établissements intégristes ou les garder à la maison. Le ministre de l'éducation se veut rassurant en parlant d'épi-phénomène  mais compte mettre en place un comité de surveillance auprès de ces familles pour le bien des enfants. "Ce n'est pas l'affaire des parents de gérer la sexualité de leur progéniture, ça ne les regarde pas ! " insiste madame Adournier. Ces familles exigent une information sur l'affectif et le psychologique plutôt que sur la prévention des risques "mais nous n'en avons pas le temps! Ils ne se rendent pas compte de la lourdeur des programmes! De plus nous sommes obligés de suivre le programme de l'éducation nationale, nous ne pouvons faire autrement." se désole le proviseur.


Depuis quelques mois, le ministère de l'éducation nationale en collaboration avec celui de la Santé financent des recherches afin de créer un implant de suivi automatique. Il s'agira d'une puce qui indiquera à l'élève, par le biais d'un sms, qu'il doit se présenter au dispensaire le plus proche de chez lui afin d'effectuer des analyses et un contrôle médical.

 

Malgré tout, l'engouement de la direction ne paraît pas se transmettre aux élèves. Ils jugent la proposition trop médicalisée et contrôlée. Le regard et le jugement des autres les gênent aussi. Il n'y a pas l'affluence escomptée, même si madame Adournier assure que d'ici quelques mois il faudra sans doute réquisitionner une seconde classe.  "C'est juste le temps que se soit entré dans leurs habitudes. Une fois que tous les lycées seront équipés, qu'il y a aura une véritable égalité de droit dans notre pays ,ils ne se sentiront plus gênés de profiter des "love-time."

 

La présidente du conseil régional aimerait étendre l'expérience aux collèges d'ici deux à trois ans.

 

 

Extrait du quotidien "les nouvelles de Barnillé les Fossés" 12 mai 2022, Julie Lapirouette.

 


toute similitude avec le futur sera une pure coïncidence.

 


 

Passe culturel, pass mastercard, pass sport, PARIS MUSEUM PASS, zun pass...

avoir un pass, être autorisé à....

avoir droit  d'accès à....


Dans le temps, on disait que « faire une passe » c’était faire le trottoir, en d’autres termes, vendre ses charmes à titre professionnelle et de manière illégale. (rassurez-vous, les prostituées déclarées paient des impôts, l’honneur républicain est sauf).

 

Aujourd’hui, grâce à l’Etat, nos jeunes filles en fleurs pourront continuer de faire des passes, avec l'avantage gratos pour les messieurs et en toute sécurité dans les sanitaires des lycées, dans les coins sombres des boîtes de nuit, sur les bancs publics et ce qui est chouette, c'est que ça sera enfin remboursé par la sécu. Victoire ! Parce que le sexe, c'est un droit, alors personne ne doit en être privé pour des raisons finançières et surtout pas nos jeunes. 


Nous pouvons aisément imaginer le dialogue suivant entre un proviseur et une élève de 15 ans:


-mais enfin mademoiselle, on ne fait pas ça dans les toilettes!

- mais c'est pas grave madame, j'ai mon Pass- contraception  et j'ai encore trois pilules du lendemain pour finir la semaine!

- ah bon! Alors c'est très bien, mais n'oubliez pas de passer à l'infirmerie après pour le renouvellement de votre Pass".

 

ou

 

- qu'est-ce qui vous amène à l'infirmerie?

- j'ai mal à la tête.... puis-je avoir un doliprane?

- non, je n'ai pas le droit de vous en donner, c'est interdit. Un médicament n'est jamais totalement inoffensif, ma petite demoiselle, il peut avoir des effets secondaires imprévisibles!

- bon, bah tant pis....mais je vais en profiter pour renouveler mon pass'....

- Vos mycoses génitales sont-elles terminées? Votre dépistage des infections à la bactérie Chlamydia a donné quoi? Faut pas prendre ça à la légère! A part ça, vous préférez quelle pilule? Sinon j'ai reçu des préservatifs à la fraise, ça vous tente?

 

De la poésie à l'état pur, non?


Elles pourront ainsi s’épanouir en se gavant d’hormones chimiques  (amis bio où êtes-vous?) et si jamais il y a un accident, c'est à dire un risque élevé de .....prendre un risque à chaque fois, ça ne sera pas grave, la sécu prendra aussi en charge l’avortement  ou le traitement local.... ou à vie si jamais c'est le SIDA.

 

Le risque Zéro n'existe pas quand on utilise un moyen contraceptif, quel qu'il soit!!! Qui le dit aux jeunes filles? (pas la peine de venir me seriner que "si  si le préservatif est fiable", coupez donc le son et l'image de l'étrange lucarne qui vous dit comment penser et informez vous scientifiquement et étudiez les données comparatives avortement/ moyen de contraception).


Tout le monde sera content , les laboratoires en premier, ils adorent le bruit du tiroir caisse, les psy dans quelques années (si vos enfants ne savent pas quoi faire, voilà deux professions d'avenir). 

 

A quand les maisons écoles-closes dirigées par l'éducation nationale?

 

On arrête pas le progrès….  

la libéralisation des hommes de la Femme n'a pas de prix.

 


 


merci à l'actualité et au professeur de svt de 4ème de m'sieur deuze de m'avoir inspirée.... Après avoir demandé aux élèves de faire un dossier sur les contraceptifs avec la question conclusive " quel meilleure contraception conseiller aux adolescents", je vous garantie qu'en lisant ça au petit dej, ça coupe net l'appétit...voir donne une petite envie de gerber, voui madame.... pfff et quelle perte de temps pour faire le super dossier sur le préservatif que deuze refusait de faire avec ma bénédiction, ajoutons le stérilet, la pilule, la pilule du lendemain.... puis aller voir la prof pour lui demander le but pédago, quel éclairage de l'église là dessus (bon, c'était pour rigoler car je savais la réponse, mais mettre son enfant dans un établissement dit catholique permet quelques distractions impossible dans le public, autant en profiter) et l'intervention de qui au collège?? du planning? bah voyons! heu, et si on parlait d'affectif? non? pas le temps? ah mince alors!  vraiment pas de chance!


puis voir la directrice.... avant d'en parler à l'évêque....puis de voir ce qui peut être fait au collège pour parler d'autre chose que de la technique!


tout ça sur fond d'actualité du pass....


au final, deuze sait tout ce qu'il faut savoir sur les risques liés à l'utilisation des contraceptifs car nous avons étudié le dossier que j'avais constitué .... pourra pas dire qu'il ne savait pas! (en espérant qu'il n'ait jamais à le dire!!!).

 


Bon, après, on pass' au gender?

ça vous dit?  

J'ai plein d'idées!

 


au 2 novembre 2011, lu sur le salon beige

 

 

le député UMP Bérengère Poletti prépare une proposition de loi pour permettre un meilleur accès à la contraception notamment pour les mineures et à l'interruption volontaire de grossesse.

Elle souhaite obliger les établissements d’enseignement scolaire à définir en début d’année, dans le projet d’école ou le projet d’établissement, l’organisation horaire de l’éducation à la sexualité.

Elle cherche actuellement des députés pour co-signer cette proposition.

 

déjà un pas.... vous verrez que ma fiction se transformera en anticipation....


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Esqui l'écureuil 26/07/2011 09:43



Concernant Dr House, je vois qui c'est , mais je n'ai pas la télé (pour être informée ?!?) !..... :)



la marquise de Carabas 26/07/2011 09:55



nous non plus, c'est sur internet que Chéri les regardent!!!! c'est une série américaine avec un doc dégenté mais les cas des histoires sont médiclement vrais.... et donc, hier soir, Chéri me
parlait de cette femme qui développe un cancer de chéplukoi.... et les docs de dirent "elle prend la pilule donc elle a ce risque"...gloups...



Elisabeth 21/07/2011 13:18



Chère Marquiz',


Cela fait du bien de vous retrouver sur un rythme soutenu. Mini-miss vous laisse un peu plus de temps ?


Contente aussi de retrouver vos fictions pas si imaginaires que ça. Celle de l'euthanasie est restée à ma mémoire. Bien contente de voir votre action auprès des profs et des responsables. Cela
donne des idées pour se préparer !



la marquise de Carabas 26/07/2011 09:00



oui, il vaut mieux se préparer...


au final, la prof a conclu auprès des élèves de façon inattendue et contre l'esprit éducation nationale : elle leur a conseillés de ne pas avoir de rapport sexuel pour éviter maladies bb etc!!!!



Marie-Frédérique BARBOT 13/07/2011 15:09



Quelle chance dans une école catholique... Ma fille de 9ans 1/2 a eu une session "absolument ébouriffante" 4 vendredi de suite sur un thème hautement éducatif : "les abus sexuels"...
Intéressant... Elle ne savait pas comment on "fait les bébés", maintenant elle est incollable sur le viol et les attouchements "non consentis". J'ai du suivre en urgence deux conférence d'une
"top" mère de famille sur le thème "l'éducation sexuelle chez les enfants et les adolescents" que ma paroisse a eu la bonne idée de mettre en place la semaine suivante afin de "rattrapper le
coup" ou plutôt de déculpabiliser ma fille en larmes le soir au moment d'aller se coucher !! VIVE L'EDUCATION NATIONALE et ses "merveilleux" programmes éducatifs !



la marquise de Carabas 26/07/2011 09:08



tu ne m'avais pas racontée ça!!!! c'est dingue!!!!



la mere poule 07/07/2011 15:39



Bonjour,


je ne peux rester sans commenter ce post, je suis maman et bénévole au sein du planning familial.


A noter que les deux heures d'éducation sexuelle sont obligatoire, j'interviens dans les colleges et nous abordons vie sexuelle et vie affective tout en apprenant aux jeunes le respect d'autrui.


Le pass contraception répond à une réalité, encore trop de mineures qui n'ont pas eu assez d'informations sur la contraception ou des difficultés pour obtenir la pillule qui est payante en dehors
des centres de plannification se font avorter.


Soyons réalistes Mesdames, vos enfants seront moins traumatisés par un cours d'éducation sur la vie sexuelle et affective  que par une maternité non choisie .


j'en vois au moins une d'entre vous chaque mois au planning qui accompagnent leur fille pour un IVG et qui me disent, je ne comprend pas qu'elle n'ait pas osé me parler.


Dans la vraie vie, c'est aisi que cela se passe, nos enfants ont une vie sexuelle plus tôt que nous le voudrions, alors autant qu'ils puissent démarer sainement celle ci.


Et pour répondre aux questions ecologiques, la pillule n'est pas le seul moyen contraceptif. Je vous invite à aller faire un tour sur le site du planning familial ....


Je sais que je vous choque, mais nous ne vivons pas au pays des bisounours



Esqui petit écureuil 07/07/2011 08:59



Si tu pouvais oublier les écureuils concernant le gender, je ne serai pas contre :)


Car un écureuil, n'est rien d'autre qu'un rat roux avec une queue en panache ! Vas-y Marquise attaque-toi plutôt au RAT ! C'est bien les raaaaaaats !!!


 


NB: Plus sérieusement, si si c'est possible, j'essaye de  te retrouver les résultats d'une étude publiée chez Jeanne Smits concernant la relation pilulle / cancer du sein dont SURTOUT
personne ne parle, c'est dément...



la marquise de Carabas 26/07/2011 09:14



j'ai surfé des heures pour la retrouver aussi... mais je ne me souvenais pas que c'était JS qui en avait fait l'étude...


même docteur House en parle....