| | | La quête du bonheur est une aspiration constante de l'homme. Quête souvent aveugle, livrée avec le seul soutien des sens ou, pire, le seul soutien de la raison. Quête aujourd'hui confuse.
Cependant, tous pressentent les chemins du bonheur. Nous pensons l'avoir aperçu en telle occasion. Cette vision, même fugace, est devenue pour nous un souvenir fondateur. Nous en entretenons la nostalgie, nous essayons, naïvement, de retrouver cette vision. À Noël, nous illuminons nos maisons. En quête de quelle enfance ?
Cependant, il ne faut pas verser dans l'excès inverse et renier ces moments où, notre coeur l'atteste, nous avons vu le bonheur, nous l'avons touché. La « lumière de la face de Dieu », c'est lorsque, dans ce monde-ci, y compris dans la récolte et le vin, dans le succès professionnel, dans la réunion de famille pour une fois réussie, dans le gazouillement de l'enfant, dans la fleur et l'envol des oies sauvages, nous discernons un au-delà.
Certains diraient, parce que les mots sont pauvres, « une magie ». Les jeunes d'aujourd'hui disent, avec un instinct plus sûr, « quelque chose de mythique », parce que le mythe est à la fois surnaturel et fondateur. Il ne s'agit pas de retrouver une vision, mais de la chercher aujourd'hui. En toute chose, en toute personne. Avoir une curiosité, une fraîcheur, une vulnérabilité du coeur.
Que nous commencions chaque journée en nous disant : « Le Seigneur va nous faire voir le bonheur ; à nous d'ouvrir les yeux. » | | | |
| | | Seigneur, ouvre mes yeux tout au long de cette journée, Que je voie les merveilles de beauté, de bonté, de vérité qui m'entourent Donne-moi de sentir, d'un coeur neuf, les trésors de grâce et de bonheur que tu ne cesses de me donner, mais que je ne sais recevoir Et que, ce soir, je puisse te rendre grâce de m'avoir fait voir le bonheur. | | | |