comme la baleine....
échouée.....
ou les petites contrariétés d'une bricoleuse
ou les petites contrariétés d'une bricoleuse
il y a des jours où l'on se dit qu'il devient urgent de se greffer un cerveau et qu' EN PLUS on se dit que cette société de consommation est exaspérante.
Résumé en long en large et en travers de la situation :
il y aura un an en mai.... j'achetais un lit capitonné..... à refaire.
SOIT
je m'installais donc dans le salon et commençais d'extraire les 1564895676859423612658947 clous qui maintenaient les tissus. Merci à Aramis d'avoir mis la main à la pâte.
Le lit a fait un LONG stage dans le salon (je sais, j'ai un mari formidable, conciliant et plein d'humour).
Puis, ô premier miracle, je me suis lancée dans la partie "peinture" assez rapidement..... sous les encouragements de Chéri et les ovations des enfants.
le second miracle fut de fixer un nouveau tissu sans attendre 3 mois supplémentaires.... nous étions en novembre, je crois bien.
puis le drame survint : mauvais calcul du métrage, panne de tissu pour les montants du lits !
Quelle cruche, quelle cruche, quelle cruche!!!!
Attente jusqu'en ... février pour en acquérir à nouveau..... Ayant eu pitié de l'état du salon, la tête et le pied du lit furent invités à stationner dans notre chambre.....
Tous les jours, je me réveillais en les fixant. En moi jaillit quotidiennement la ferme intention de liquider ça....
AUJOURD'HUI
Mais le fait d'avoir à m'installer pour badigeonner le parquet me faisait finalement et systématiquement remettre au lendemain ma louable décision. Demain serait forcément un nouvel aujourd'hui.
Je décidais, mercredi, de me prendre en mains, ça suffit de toujours tout repousser..... Chéri-Chéri va finir par me faire une blague avec la moitié du lit.... c'est décidé, CE SOIR nous dormons dans notre nouveau berceau.
Je pris les montants demeurés au même endroit depuis novembre et..... je m'aperçus qu'ils étaient DEJA peints!!!!!! Comment avais-je pu l'oublier?!
Quelle cruche, quelle cruche, quelle cruche!!!!
Je positivais, au moins ça de moins à faire............J'allai donc chercher mes outils de chirurgien : une agrafeuse et ses munitions.
ET LA................
impossible de me servir de mes outils.... agrafeuse en panne.
Elle me tira effrontément la langue, elle se mit en grève! Elle engloutissait bien les agrafes mais le poussoir refusait de prendre place. Je tentai de le forcer au travail en le bloquant ... mais il se montra particulièrement retors et s'offrit un vole plané. Il visa mon visage pour se venger mais sa maladresse m'épargna son courroux. Et toc.
***
A ce jour, c'est la troisième agrafeuse que j'achète en 7 ans (sans compter celle héritée de Papa) qui rend l'âme. Une fois de plus, impossible de démonter et de comprendre ce qui ne va pas..... tout est riveté. J'aime pourtant bien démonter .....
Celle-ci bat tous les records.... je l'ai achetée à l'automne.....
Les agrafeuses ont-elles un kilométrage limité? Ce qui est certain..... c'est que je suis bonne pour perdre du temps à cavaler pour acquérir une nouvelle travailleuse au magasin du coin..... à redépenser de l'argent....
Et là, gros soupir.... vraiment j'en ai assez d'avoir à nourrir cette société de consommation. Et j'ai des scrupules intenses à devoir jeter de telles choses.
Tout est de nouveau en rade.... dans le salon.....pour combien de temps?!
(sans compter que nous sommes passés à 3 malades, dont un véritablement de complaisance..... mais j'ai craqué à cause de ses yeux de cocker et de l'explication personnalisée des symptômes, toux à l'appui pour prouver sa bonne foi de circonstance....C'est bien parce que l'individu est en mat sup' cette année! C'est beau la solidarité d'une fratrie).

édit
j'entends les pas de Mademoiselle dans l'escalier..... elle est toujours en pyjama et je lui demande d'aller s'habiller.
Elle a les cheveux dans les yeux, soigneusement plaquéesur le front pour faire manga sic !!!! Je lui déclare qu'elle n'a vraiment pas l'air malade et qu'elle ira à l'école cet après midi.
Un ange passe rapidement, elle me fixe du regard et me répond en joignant le geste à la parole, impassible :
- Ah! Maman, je suis affreusement malade, j'ai mal à la tête, j'ai des douleurs dans les bras, je souffre, je suis morte.
Et elle se couche dans l'escalier.
Je crois surtout qu'à ce train là, je vais l'inscrire à des cours de théâtre.
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