Amélie N
Intronisée par Chéri-Chéri qui me fournit certaines lectures, j'ai réglé un sort à
Troisième livre de l'auteur que je dévore. J'aime son style riche et lapidaire. Elle ne s'embarrasse pas de nous décrire des lieux ou des visages sur 3 pages et... ça me plaît. Je n'apprécie pas les descriptions qui noient, à mon goût, le sujet. J'apprécie l'originalité de ses sujets et de la façon dont elle les traite.
Cependant, un seul bémol.... je n'accroche pas avec la fin, comme pour Cosmétique de l'ennemi ou Mercure. J'ai la sensation que l'auteur a tellement donné qu'elle bâcle la fin, de fatigue! (cet avis n'engage que moi).
Sur la notion de Bien et de Beau, voici le passage que l'auteur fait dire à l'un des deux protagonistes avec beaucoup de cynisme.
Le Bien ne laisse aucune trace matérielle- et donc aucune trace car vous savez bien ce que vaut la gratitude des hommes. Rien ne s'oublie aussi que le Bien. Pire : rien ne passe aussi inaperçu que le Bien, puisque le Bien véritable ne dit pas son nom- s'il le dit, il cesse d'être le Bien, il devient de la propagande.
Le Beau, lui , peut durer toujours : il est sa propre trace. On parle de lui et de ceux qui l'ont servi. Comme quoi le Beau et le Bien sont régis par des lois opposées : le Beau est d'autant plus beau qu'on parle de lui, le Bien est d'autant moins bien qu'il en est question. Bref, un être responsable qui se dévouerait à la cause du Bien ferait un mauvais placement.
Qui l'a lu? Des avis?
