youplaboum
Madame le coup de vent de l'autre nuit a jeté à bas la flèche de Conches, et mon gouvernement m'ordonne de partir sur le champ pour aller voir ce qu'il aurait fallu faire pour qu'elle ne tombât pas. J'ai eu beau protester que j'étais engagé lundi, on a été impitoyable, et l'on prétend qu'un inspecteur de monuments se doit tout entier à ses flèches estropiées. Je pars dans une heure Madame et n'ai que le temps de vous faire agréer mes très humbles excuses pour lundi. Puis-je espérer, Madame, que vous voudrez bien me plaindre un peu, et recevoir avec l'expression de mes vifs regrets, celles de mes hommages respectueux.
à Madame de la Grange 12 mars 1842
C'est avec délectation que je relis cette lettre découverte au détour d'une page....
à Madame de la Grange 12 mars 1842
C'est avec délectation que je relis cette lettre découverte au détour d'une page....
" La route de Mérimée, correspondance et patrimoine".
edition du huitième jour
edition du huitième jour
Un bijou léger pour une promenade architecturale en Normandie, Bretagne, pays de Loire et Eure et Loir.
Je me disais qu'à l'heure d'internet et des sms, qui prenait encore le temps de soigner son style sur un billet pour annuler un rendez-vous? A la fois courtois et plein d'humour....
Cela me fait songer à la pauvre pitance offerte aux enfants, dès le jeune âge en matière de lecture. L'année dernière, saisissant un livre en maternelle, je le lus à Mademoiselle et m'étonnai de la richesse du vocabulaire, comme si je pris soudainement conscience d'un décalage... Le livre s'adressait BIEN aux jeunes enfants, mais à ceux des années soixante dix.
Notre génération bénéficiait encore, sans doute, d'adultes qui souhaitaient nous tirer vers le haut! ;-)
Aussitôt, je ne pus m'empêcher de faire la comparaison avec la majorité des ouvrages proposés aujourd'hui pour les petits. Un minimum de mots dans les phrases et si possible, les plus simples. (nota, je passe sous silence les éditions de l'école des loisirs dont on inflige les scolaires, à croire qu'il n'y a rien de mieux, et qui me donne de l'urticaire).
A la réflexion, je me dis que dans quelques temps nos livres d'enfance ne seront plus accessibles aux petits, mais aux cm2, avec un dictionnaire pour expliquer tous les mots! (et encore, s'il y a encore des cm2 qui sauront lire, puisque qu'illettrisme se propage sérieusement maintenant les 5ème...à mon avis, c'est plus grave que le achinhénin, mais notre bon président ne peut s'occuper de tout).
Quelle pauvreté de champ lexical ! Faut-il en déduire qu'une partie des parents ne parlent plus aux enfants ou alors, très peu....le minimum syndical.... "va manger, lave toi, éteins ta wi, enlève ton casque il faut kchtekose"....et que les éditeurs s'adaptent, s'abaissent au niveau intellectuel des futurs porteurs de zapettes et d'oreillettes? (J'oubliais aussi que, pour les plus grands, nous avions enfin la haute hautorité vaillante luttant contre les disciminations à sens unique qui fait le ménage et empêcheront nos enfants de subire du Ronsard afin de se délecter d'oeuvres modernes plus subversives, bon, faut que je me calme, quoi que, cette merveilleuse institution digne de la Terreur aura-t-elle le courage de faire la même chose avec Voltaire qui ne parle pas bien du tout du tout du tout de certaines personnes? Cela me fait rire de songer que nos Lumières pourraient passer à la moulinette!!! S'ils vivaient à notre époque, ils auraient des procès à répétition et seraient hués par nos gentils médias pas corrompus et odacieux, chauffe Marcel!).
Oui, je sais, je n'applique aucune nuance, il est trop tôt pour que j'ai envie de faire un effort, mea culpa, enfin très peu quand même, car je ne trouve aucune excuse valable pour prendre les enfants pour des idiots et de futurs imbéciles. C'est un crime.
Je serais même démangée par le souhait de faire un procès aux fabriquants de médiocrité, comme j'aimerais condamner les architectes qui construisent des bâtiments inhumains dans lesquels ils ne vivraient jurtout jamais, à déménager jusqu'à la fin de leur vie dans leurs cages à lapins neurasténiques.
Heureusement qu'il existe encore de "bonnes maisons d'éditions" aux ouvrages soignés et constructifs.... de belles histoires, joyeuses ou tristes qui donnent du sens, construisent l'imagination, mettent le feu, insouflent le vaillance sur une génération qui subit des adultes rabats-joie promptent à les corromprent à tout va.(Pourquoi une recrudescence des jeunes qui fugent, boivent, se droguent, se suicident....n'ont plus de fougue, dans notre merveilleuse société moderne ou tout va si bien?).
Faut-il encore prendre le temps d'aller les chercher et ne pas se contenter des rayonnages des supermarchés des tendances médiatiques qui se mettront en scène sur les trousses, les jogginges et aux petons des bébénaïques....car oui, les héros prennent bien d'assaut les porteurs de couche-culottes, mais hélas pas souvent sous la forme du plus grand trésor, le livre. Là, j'avais une autre réflexion, mais je m'autocensure.
Libre pensée qui me vient sur le moment et qui n'engage que moi, mais je m'engage à fond sur l'intégralité de ma pensée.
Tout ça pour faire, à la base, un petit billet sur Prosper Mérimée, car j'en avais envie, d'abord.
Monsieur Prosper est née en 1803 dans une famille d'artistes sise près du Panthéon, et décédé à Cannes en 1870. Il fut écrivain, historien et archéologue. J'avoue que si je n'ai pas trouvé ce livre évoquant sa correspondance, je n'aurais pas songé un instant à en savoir plus sur le personnage.... Et Mérimée ne m'évoquait que "patrimoine" et "nouvelles"...
J'ignore encore d'où cela me vient de toujours tout avoir sur tout dès que quelque chose pique ma curiosité.
Aussi, si l'intérêt vous gagne également, plutôt que de faire des copier-coller de cancre, je vous invite à au voyage sur le site qui lui est consacré !
Je me disais qu'à l'heure d'internet et des sms, qui prenait encore le temps de soigner son style sur un billet pour annuler un rendez-vous? A la fois courtois et plein d'humour....
Cela me fait songer à la pauvre pitance offerte aux enfants, dès le jeune âge en matière de lecture. L'année dernière, saisissant un livre en maternelle, je le lus à Mademoiselle et m'étonnai de la richesse du vocabulaire, comme si je pris soudainement conscience d'un décalage... Le livre s'adressait BIEN aux jeunes enfants, mais à ceux des années soixante dix.
Notre génération bénéficiait encore, sans doute, d'adultes qui souhaitaient nous tirer vers le haut! ;-)
Aussitôt, je ne pus m'empêcher de faire la comparaison avec la majorité des ouvrages proposés aujourd'hui pour les petits. Un minimum de mots dans les phrases et si possible, les plus simples. (nota, je passe sous silence les éditions de l'école des loisirs dont on inflige les scolaires, à croire qu'il n'y a rien de mieux, et qui me donne de l'urticaire).
A la réflexion, je me dis que dans quelques temps nos livres d'enfance ne seront plus accessibles aux petits, mais aux cm2, avec un dictionnaire pour expliquer tous les mots! (et encore, s'il y a encore des cm2 qui sauront lire, puisque qu'illettrisme se propage sérieusement maintenant les 5ème...à mon avis, c'est plus grave que le achinhénin, mais notre bon président ne peut s'occuper de tout).
Quelle pauvreté de champ lexical ! Faut-il en déduire qu'une partie des parents ne parlent plus aux enfants ou alors, très peu....le minimum syndical.... "va manger, lave toi, éteins ta wi, enlève ton casque il faut kchtekose"....et que les éditeurs s'adaptent, s'abaissent au niveau intellectuel des futurs porteurs de zapettes et d'oreillettes? (J'oubliais aussi que, pour les plus grands, nous avions enfin la haute hautorité vaillante luttant contre les disciminations à sens unique qui fait le ménage et empêcheront nos enfants de subire du Ronsard afin de se délecter d'oeuvres modernes plus subversives, bon, faut que je me calme, quoi que, cette merveilleuse institution digne de la Terreur aura-t-elle le courage de faire la même chose avec Voltaire qui ne parle pas bien du tout du tout du tout de certaines personnes? Cela me fait rire de songer que nos Lumières pourraient passer à la moulinette!!! S'ils vivaient à notre époque, ils auraient des procès à répétition et seraient hués par nos gentils médias pas corrompus et odacieux, chauffe Marcel!).
Oui, je sais, je n'applique aucune nuance, il est trop tôt pour que j'ai envie de faire un effort, mea culpa, enfin très peu quand même, car je ne trouve aucune excuse valable pour prendre les enfants pour des idiots et de futurs imbéciles. C'est un crime.
Je serais même démangée par le souhait de faire un procès aux fabriquants de médiocrité, comme j'aimerais condamner les architectes qui construisent des bâtiments inhumains dans lesquels ils ne vivraient jurtout jamais, à déménager jusqu'à la fin de leur vie dans leurs cages à lapins neurasténiques.
Heureusement qu'il existe encore de "bonnes maisons d'éditions" aux ouvrages soignés et constructifs.... de belles histoires, joyeuses ou tristes qui donnent du sens, construisent l'imagination, mettent le feu, insouflent le vaillance sur une génération qui subit des adultes rabats-joie promptent à les corromprent à tout va.(Pourquoi une recrudescence des jeunes qui fugent, boivent, se droguent, se suicident....n'ont plus de fougue, dans notre merveilleuse société moderne ou tout va si bien?).
Faut-il encore prendre le temps d'aller les chercher et ne pas se contenter des rayonnages des supermarchés des tendances médiatiques qui se mettront en scène sur les trousses, les jogginges et aux petons des bébénaïques....car oui, les héros prennent bien d'assaut les porteurs de couche-culottes, mais hélas pas souvent sous la forme du plus grand trésor, le livre. Là, j'avais une autre réflexion, mais je m'autocensure.
Libre pensée qui me vient sur le moment et qui n'engage que moi, mais je m'engage à fond sur l'intégralité de ma pensée.
Tout ça pour faire, à la base, un petit billet sur Prosper Mérimée, car j'en avais envie, d'abord.
Monsieur Prosper est née en 1803 dans une famille d'artistes sise près du Panthéon, et décédé à Cannes en 1870. Il fut écrivain, historien et archéologue. J'avoue que si je n'ai pas trouvé ce livre évoquant sa correspondance, je n'aurais pas songé un instant à en savoir plus sur le personnage.... Et Mérimée ne m'évoquait que "patrimoine" et "nouvelles"...
J'ignore encore d'où cela me vient de toujours tout avoir sur tout dès que quelque chose pique ma curiosité.
Aussi, si l'intérêt vous gagne également, plutôt que de faire des copier-coller de cancre, je vous invite à au voyage sur le site qui lui est consacré !
tu vois, Anne R, les conversations nocturnes nourrissent le mouvement et vivifient tout de même mon esprit encore embrûmé! ;-) à refaire!!
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