pourquoi pas?
Pourquoi pas?
Elle n'avait jamais pensé que ça lui arriverait un jour, mais l'évidence est là.
Que va-t-elle faire, sur qui compter et où aller? Elle l'ignore. Elle sait juste que les heures sont comptées, que lorsqu'ils seront là, tout sera fini pour elle.
Elle s'effondre sur un fauteuil, toute étourdie. Elle attrape sa carte vocale et pense "liste amis". Les noms défilent. Qui appeler? Il lui reste deux heures pour trouver une solution et surtout : s'enfuir. La lettre est claire "nous vous prions de vous présenter au Centre à 15 heures munis de votre PIP (puce d'informations personnelles) et si vous le désirez d'un membre de votre famille ou d'un ami. Un notaire commis d'office sera à votre disposition."
Les mots raisonnent dans sa tête "un membre de votre famille"..... elle n'a plus personne...plus personne depuis trois jours. Depuis trois jours toute sa vie a basculé. Et d'ami....elle ne sait plus, tout est si trouble.
Dimanche dernier c'était l'euphorie, la joie, elle était grand-mère pour la première fois. Adèle venait de mettre au monde Anaïs. Elle avait insisté pour lui donner un prénom commençant pas la lettre A, comme Amour.... tout comme sa propre mère l'avait fait pour elle, ainsi que sa propre grand-mère.... perpétuer une histoire de femmes.
Adèle revenait de loin car elle avait déjà subi 3 interruptions de grossesses, les risques de malformations génétiques étant trop importants. Elle avait supporté les épreuves avec beaucoup de courage et sa mère l'avait beaucoup soutenue. Malgré tout, lassé par ses échecs, son compagnon l'avait quittée et Adèle avait eu recours à des FIV grâces aux ovocytes de donneuses triées sur le volet et au spermes de donneurs anonymes. Tant pis, elle serait mère célibataire, mais elle avait droit au bonheur, elle aussi. Au bout de plusieurs mois, Adèle enceinte s'épanouit de cette promesse de vie nouvelle qui grandissait enfin en elle, sans risque de malformation ou de maladie.
Malheureusement, vingt quatre heures après la naissance d'Anaïs, les députés ajoutèrent une série de nouveaux virus et maladies génétiques à la très officielle liste de VCGSAE ( virus et code génétique suspects à éradiquer) créée grâce aux travaux de quelques professeurs émérites employés par l'ONU. Tout était déjà prêt au niveau européen et dès le mardi, les hôpitaux reçurent les différents kits d'analyses, concernant les femmes enceintes, les nouveaux nés et les banques de sang. Le lendemain matin, tous les nouveaux nés de l'hôpital eurent leur code sanguin contrôlé pour être conforme à cette VCGSAE.
A midi les rapports furent imprimés et passés en revues par le chef de service..... Le verdict fut sans appel, tous les porteurs d'un des nouveaux VCGSAE (référencés au nombre de 98 765 depuis le début des découvertes) tombaient sous le coup de l'AAMD ( assistance à mourir dignement) sans aucun recours que se soit.
Petit rappel. Grâce à la médiatisation de cas particuliers qui suscitèrent une émotion bien naturelle, une loi fut votée quarante ans plus tôt. Une toute petite loi de rien du tout qui ouvrit la voie à d'autres. Puis le président fort de l'article 49-3 de la constitution créa un nouveau statut à certains médecins. Ainsi, toutes personnes malades sans espoir de rémission purent enfin bénéficier de l' AAMD en cachet ou en intraveineuse, sous le contrôle d'une équipe médicale et sous la responsabilité d'un médecin référant.
Mais certains partisans de l'AAMD trouvèrent qu'il y avait trop peu de médecins autorisés à pratiquer cet acte et mirent tout leur zèle à élargir le champ d'action.
Aussi, tout médecin fut accrédité d'office sans aucune close de conscience et sans aucun droit de s'y soustraire. Un Comité de Surveillance fut nommé pour contrôler scrupuleusement tous les dossiers afin d'éviter les abus d'ordres successoraux , les désirs de suicides ou de meurtres déguisés comme précédemment arrivés.
L'enjeu financier était devenu trop important pour faire marche arrière.
La caisse de sécurité sociale ne connu plus le fameux "trou de la sécu" que la génération passée n'avait cessé de creuser. La solution fut enfin trouvée! L'état fit des économies et investit dans de grands chantiers de développement des voies de communications, dans la technologie, dans la culture et les loisirs surtout.
Le président de la république avait été clair quinze ans auparavant, en ouvrant cette ère nouvelle. L'Etat ne pouvait plus prendre la responsabilité de laisser mourir dans la détresse et dans de trop grandes souffrances un seul de ses citoyens, c'était trop cruel, il fallait donner la possibilité de choisir la paix salvatrice et libératrice de la mort plutôt que d'imposer la souffrance.
Il avait donc été mis en place une carte qu'il suffisait de demander auprès d'un Centre agréé. S'il arrivait au porteur de se retrouver à l'hôpital dans un état critique ou bien s'il risquait d'avoir une vie humainement dégradante, le conseil du Centre autorisait l'euthanasie sans que la personne n'ait plus à la réclamer. Cela réglait d'office les cas des personnes dans le coma.
Puis, avec le temps, l'Etat ne souhaita plus prendre le risque de dépenser des sommes folles pour soigner des maladies rares ou éradiquer les virus. L'Etat ne voulu plus octroyer des crédits à la recherche pour soigner autant de maladies! Le malade coûtait cher.... recherche, médicaments, personnel soignant, aides financières, soins palliatifs.
Les assureurs avaient du reste donné l'exemple bien longtemps avant, en refusant d'assurer des personnes à risques dans toutes les actes de la vie, achat d'immobilier, assurance vie etc..... Toute personne à risque aussi faible soit-il n'était plus assurée de facto. Ce fut la seconde étape de l'ère "le risque zéro à vivre".
Un sénateur rappela qu'un certain Attali avait écrit un livre quarante ans plus tôt en 2005 dans lequel il indiquait "l'homme vit plus longtemps qu'il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s'arrête brutalement, plutôt qu'elle ne se détériore progressivement.
""On pourrait accepter l'idée d'allongement de l'espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi un marché."
ou encore
L'euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c'est la liberté, et la liberté fondamentale c'est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société."
"L'euthanasie deviendra un instrument essentiel de gouvernement". (NDLR serait tiré du livre L’homme nomade , Ed. Le Livre de Poche, non vérifié car pas le livre!).
Quel grand visionnaire! Des rues furent rebaptisées dans la foulée pour honorer sa mémoire.
Les politiques suivants s'en inspirèrent fortement....et virent surtout l'avantage que cela offrait au gens de pouvoir partir sans avoir jamais été malades! Les citoyens pouvaient remercier tous ces chercheurs moultes fois "nobélisés" de les avoir débarrassés à tout jamais du risque de la douleur, de la souffrance, de la déchéance.
Et puis, il fallait bien suivre l'avancée européenne et rattraper le retard, quasiment tous les pays avaient adopté des lois dans ce sens, nous étions bien à la traîne.
De " l'euthanasie choix de fin de vie", de lois en lois, le système avait évolué vers l'euthanasie de toutes les personnes porteuses de maladie à risques, avant ou après la naissance.
Il y avait bien eu des associations de personnes rétrogrades qui critiquèrent ces lois, mais d'autres associations militantes dont Elle faisait partie leurs avaient cloué le bec en les accusant de ne pas respecter les libertés individuelles, d'aller à l'encontre du progrès et de faire peser à tous les citoyens le choix de certaines personnes par des coûts terribles de soins, ce n'était pas normal. Dans ce cas, aux opposants de financer eux-mêmes la prise en charge des malades et les soins palliatifs!
Il n'y avait donc plus de soin palliatif, puisqu'ils n'y avait plus de malade et encore moins de risque d'en avoir en soulageant ces pauvres gens d'une mort terrible.
Enfin l'Humanité faisait preuve d'humanité.
Le plus extraordinaire, c'est qu'enfin toutes ces maladies, véritables cancers du XXème siècle et début du XXI ème avaient complètement disparu. Certes, il n'y avait pas de traitement pour les soigner, mais ce n'était plus grave car il n'y avait plus personne porteur de ces maladie! Il n'y avait donc plus de problème.....
L'homme était fier de faire ses adieux au sida, à la trisomie, à la mucoviscidose et autres afflictions. Tous ces cauchemars étaient bien finis! Les laboratoires ne perdaient plus leur temps à trouver des vaccins, mais élaboraient uniquement des tests de dépistages. C'était un grand soulagement pour tout le monde. Un grand pas pour l'espèce humaine.
Heureusement, les médias relayaient fort bien l'évolution encourageante des mentalités. Pas une semaine sans un téléfilm démontrant les bienfaits de l'AAMD, ou expliquant les risques qui découlaient du refus de cette évolution. L'audience fut à son à son comble un soir, avec l'histoire véritable et édifiante de ce chercheur qui découvrit qu'il était porteur d'un code génétique à risque... et qui dans l'heure qui suivit sa découverte se rendit dans un des Centres de l'AAMD, mais après bien des difficultés à cause de son meilleur ami qui lui assura que "tant pis pour les risques, nous avons tant besoin de toi pour continuer les recherches" et auquel le grand homme répondit "non, je sers la science et je lui fais confiance, voilà mon devoir, tout est accompli pour moi". Applaudissements.
Il y avait beaucoup de reportages-enquêtes pour expliquer comment tel chef d'entreprise organisait sa succession, comment telle mère de famille remplissait les formulaires de demandes d'allocations spéciales gardes familiales pour ses enfants quand elle ne serait plus là, son mari travaillant. Ou encore, des journalistes s'immisçaient dans quelques sectes cachées où des gens ayant refusé la prise de sang obligatoire pour la banque de données, se cachaient et prônaient un discours dangereux et à côté de la plaque. Ces situations étaient déplorables, surtout pour les enfants si mentalement fragiles. Heureusement, ces gens là étaient souvent dénoncés et remis dans le droit chemin. L'avancée de la société ne devait pas être freinée à cause de quelques arriérés.
La publicité n'était pas en reste pour proposer un tas de choses pour "mieux vivre", "vivre plus intelligent","je dis non à la souffrance", "la maladie ne passera pas par moi", "souffrir tue". Une fois par an, une grande émission télévisuelle offrait sur les 657 chaînes le même spectacle dont les fonds aidaient à financer la recherche de nouveaux dépistages. Des émission radiophoniques diffusaient des témoignages de gens racontant leur parcours jusqu'à l'AAMD, quelques heures avant leur départ pour le grand soulagement. Ainsi était désormais nommée ce que les anciens appelaient dans le temps la mort.
Fort heureusement, tout était très bien organisé, l'Etat ne laissait pas tomber ses concitoyens et ils l'avaient bien compris. Grâce à toute la pédagogie mise en place dès la petite enfance, tout était devenu normal, naturel et bien intégré.
Cela dépassait au final tout ce que les partisans de l'AAMD avaient pu imaginer quarante ans plus tôt, en dix, cent fois mieux.
L'humanité avait enfin atteint le but de la vie parfaite dans un corps presque parfait. Des esprits chagrins ne purent s'empêcher de rappeler qu'un type complètement dingue avait tenté au milieu du XXème siècle de mettre en place le programme d'une "race pure" grâce à une politique eugéniste morbide. Mais ils se trompaient, ce n'était pas la même chose aujourd'hui, il ne fallait pas tout mélanger!
Du reste, peu de voix anti AAMD s'élevaient tant le risque de procès pour " diffamation et tentative de détournement mental " était grand. C'était risquer la prison à perpétuité et sans aucune chance de remise de peine comme en droit pénal. Tout le monde était régi par les mêmes lois, tout le monde avaient droit à l'AAMD sans risque de discrimination, c'était bien.
Or donc, par un terrible hasard, Anaïs était porteuse d'un des nouveaux VCGSAE. La nouvelle avait crucifié mère et grand-mère. Elles ne s'y attendaient pas, elles étaient tellement certaines d'être passées à travers tous les dépistages, elles avaient un code génétique si sain. Sans cette nouvelle liste de VCGSAE Anaïs restait en vie....
Adèle ne cessait de pleurer. Pourtant, le personnel médical était charmant.
Les infirmières rassuraient la mère : "réfléchissez madame, si votre fille développe l'une de ses maladies dans un mois, douze ans, 60 ans, imaginez un peu les souffrances qu'elle endurera, ce n'est pas lui rendre service, ce n'est pas humain de lui infliger cela. Vous lui rendez le plus grand service en lui évitant d'être malade. Vous réalisez que c'est votre plus belle preuve d'amour de lui épargner ce calvaire? Et pensez aussi à vous si jamais vous devez vous retrouver avec cette enfant malade, comme votre vie sera gâchée ainsi que la sienne. Il vous faut être raisonnable. On a pas le droit de lui imposer ça, Anaïs ne vous a rien demandé, ne soyez pas égoïste."
Tout à coup, confrontées à la réalité, la raison s'envolait. Pourtant, tout avait été si naturel quand Monique J., la meilleure amie d'Adèle avait annoncé que son père et sa tante s'était rendus au Centre pour profiter de l'AAMD. Adèle avait trouvé ça magnifique car le père de Monique allait sans doute échapper à un cancer de la prostate, ou du rein droit , voire du syndrome d'Alström et sa tante d'une tumeur à l'hypophyse ou de la maladie d'Alzheimer. Toute la famille s'était réunie au Centre pour leur dire adieu. Le notaire avait fait signer les derniers documents et deux heures après, tout le monde était réuni au crématorium. Monique avait gardé l'urne de son père et sa cousine celle de sa mère. Elles étaient tristes, mais soulagées.
Alors pourquoi tout semblait différent avec Anaïs? A cause du bleu si clair de son regard, de la douceur de son petit corps, de ses petits cris qui cessaient lorsque l'enfant se jetait goulûment le sein de sa mère?
Elles savaient bien pourtant comment fonctionnait la société du nouvel ordre "pour mieux vivre ensemble...."
Elle fut informée par un message sur sa carte vocale qu'Adèle avait tenté de s'échapper avec son bébé, mais qu'une équipe d'intervention les avait très vite retrouvées. Comme Adèle n'était porteuse d'aucun VCGSAE, elle avait été internée le temps qu'elle se repose et retrouve ses esprits. On suspectait une tentative de suicide.
Anaïs avait été emmenée vers le Centre le plus proche et reçu un simple dose d'AAMD.
Il n'y avait pas d'urne funéraire prévue pour les bébés, c'était paraît-il inutile car les parents n'avaient pas eu le temps de s'y attacher.
Dans la foulée, il y avait eu recherche de ces nouveaux virus au sein de toutes les familles concernées et le second couperet était tombé, Elle aussi était porteuse de 3 des 9 nouveaux codes génétiques définis. Ainsi donc, à son tour, elle devait se rendre dans un Centre pour qu'il lui soit administrer une dose d'AAMD...
Elle portait encore sa carte vieille de 27 ans autorisant l'AAMD en cas de comas ou de vie dégradante.... elle était toute cornée....Elle repensait à la grève de la faim qu'elle avait faite durant une semaine pour légaliser complètement l'euthanasie... elle était si jeune à l'époque et les esprits si peu ouverts et évolués!
Avait-elle envie de mourir, là, maintenant, sans souffrir? Mais avait-elle envie d'être malade un jour? Peut-être s'il n'y avait pas eu Anaïs.... elle n'y eu même pas pensé puisque c'était l'évolution du temps.... Elle savait que des bébés avaient déjà été euthanasiés pour leurs biens et elle avait trouvé ça normal puisque c'était pour leur bien.... mais...là... c'était le choc.
Essuyant ses larmes, Elle se leva, attrapa un sac et y mis quelques effets. En cherchant bien dans sa mémoire, elle se souvint aussi d'un fait divers.... John P, rédacteur des premières lois concernant l'aide à mourir, était porteur d'un code génétique à éradiquer. La presse en avait fait grand écho. Il avait pourtant disparu du jour au lendemain sans que l'Etat ne parvienne à le localiser.
Certaines rumeurs couraient aussi comme quoi, depuis cette affaire, les politiciens payaient grassement les biologistes afin que leurs analysent sanguines ne révèlent jamais de VCGSAE.
Mais c'était faux bien sûr.
***
La porte s'ouvre avec fracas, l'accès à son appartement étant automatiquement autorisé à toutes personnes mandatée par l'Etat dans l'exercice de ses fonctions médicales et sanitaires. Une équipe du comité de l'AAMD la prend "en flagrant délit de fuite avec préméditation". Ses membres supérieurs sont compressés dans une camisole orange. Un agent lui demande où est sa PIP et elle est doucement entraînée à l'extérieur de l'immeuble, dans une grande fourgonnette à émission de gaz non polluants.
Elle tente de se débattre, elle crie qu'elle veut vivre, elle appelle les badauds à l'aide..... en vain.... c'est fini.... ne peut -elle donc pas être reconnaissante à toutes ses personnes de vouloir son bien ? lui assène une personne avant d'ajouter en murmurant je commence à en avoir marre de toujours entendre la même chose.
Elle ne veut pas mourir, pas maintenant, pas comme ça!
Mais finalement, si c'est vivre sans Adèle et sans Anaïs, autant mourir.
Et puis après tout, on allait pas la tuer, juste la soulager, lui éviter un risque.
***
Elle se réveille en sursaut. Anaïs vient de renverser tout le contenu de son petit sac à dos sur ses jambes : trois doudous, un petit livre, un téléphone portable couvert de chocolat et un sablé breton allègrement grignoté. Anaïs l'observe avec un sourire béat, fière de sa farce. Elle marche depuis peu de temps et elle est ravie de le montrer en déménageant tout ce qu'elle trouve chez sa grand-mère.
Quelle idée de s'allonger sur un transat pour surveiller la fillette jouer dans le jardin, elle s'était assoupie! Aimée se lève, attrape Anaïs et la sert fort dans ses bras.
Adèle descend alors l'escalier, un journal à la main et rejoint sa mère.
- " Maman, tu te rends compte, Chantal Sébire a été retrouvée morte! Pauvre femme.... j'espère au moins que ce drame fera avancer les choses, chacun doit être libre de décider de sa mort dignement. Non? Tu ne trouves pas? Vous allez en parler à l'association, hein? Tu ne dis rien? Au fait, tu sais pas où j'ai mis mon téléphone portable?"
terre de France, mars 2008
31 mars-
peut-être pouvons-nous espérer (humour noir) ne pas attendre 40 ans pour que cela évolue.... si l'émotion l'emporte sur la valeur de la vie, comme ici, où la personne souhaite une loi pour avoir de quoi se suicider quand elle le veut....
A qui le tour demain, après demain? Qui ne dit pas qu'une personne mal intentionnée se débarrassera d'un parent dans le comas avec l'aide d'un médecin véreux? etc....
à décliner dans l'horreur sans modération....
4 avril
ça y est, l'actualité ne tarit plus de cas nouveaux.... la machine est en route!
14 novembre 2009... plus d'un an après... une loi sera votée le 19 novembre....mais dans quel sens?